samedi 10 février 2018

Debout les marmottes !

Le soleil est de retour, après (peut-être) la dernière offensive sérieuse de l'hiver et les fortes chutes de neige qui l'ont accompagnée même en région parisienne. La saison qui chaque année me mine le moral se termine. Comme d'habitude j'ai mis fin à une période de quasi-hibernation par une semaine de vacances au ski, mais il va m'en falloir un peu plus pour retrouver une condition physique acceptable : après trois mois d'inactivité j'ai à nouveau franchi le cap des 80 kg, au moins 5 de plus que ce que je considère humblement comme mon poids de forme, ayant depuis longtemps cessé d'espérer retrouver un physique de randonneur affuté...

Je manque toujours autant de motivation pour faire des sorties d'entraînement dans la région (encore qu'une balade en forêt de Montmorency, à deux pas de chez moi, pourrait être sympa avant que la neige se transforme en boue). Mais l'envie de bouger commence à me démanger. Nous allons partir une petite quinzaine de jours en Bretagne fin février ou début mars; là-bas au moins le sentier côtier offre un cadre qui m'encouragera plus à aller marcher. Cela ne m'évitera pas d'être encore un peu poussif pour la première randonnée itinérante de l'année, sans-doute fin mars.

lundi 18 septembre 2017

Sur le GR10 de Mérens-les-Vals à Vernet-les-Bains

J'avais prévu depuis le printemps dernier une traversée des Pyrénées orientales, depuis la haute Ariège où mes pas m'avaient conduit à partir de Foix, si possible jusqu'à la Méditerranée.

Peu avant la date prévue, je pensais encore partir seul et, bien qu'appréciant la marche en solo, j'appréhendais la durée de cette randonnée : une douzaine de jours en suivant le découpage en étapes standard du GR10, conditionné par la présence d'hébergements en dur, refuges ou gîtes d'étape. J'avais donc réduit mes ambitions à la partie la plus montagneuse du parcours, jusqu'au Canigou et au refuge des Cortalets, d'où je pensais descendre sur Prades - je craignais par ailleurs la longueur des trois dernières étapes (entre 7 et 8 heures de marche selon le topoguide).
En revanche, j'étais tenté par un détour par les crêtes entre le Ras de la Carança et le Pla Guillem, via le refuge catalan (je n'ose dire espagnol) de Ulldeter : le nombre d'étape restait le même, mais ce détour sans difficulté majeure permettait de rester en haute montagne au lieu de devoir descendre assez bas dans la vallée. Et j'avais bien l'intention de passer par le sommet du Canigou plutôt que de le contourner comme le fait le GR10. Mais on verra que tout ne s'est pas passé comme prévu...

Alors que j'avais renoncé à trouver un coéquipier via les forums de rando dont je suis membre, j'ai reçu un message d'un homme un peu plus âgé que moi et randonneur aguerri, qui était prêt à partager cette aventure, et souhaitait poursuivre jusqu'à la fin du GR10, à Banyuls-sur-Mer. Je m'y suis donc finalement décidé, et nous nous sommes donné rendez-vous à Ax-les-Thermes pour rejoindre avec sa voiture le gîte d'étape de Mérens-les-Vals le 10 septembre en fin d'après-midi. Comme d'habitude, j'ai voyagé en train.

La météo n'était pas très encourageante pour cette fin d'été, annonçant des conditions plutôt automnales (froid et plusieurs jours de pluie, voire neige en altitude) la première semaine, même sur le versant Pyrénées-Orientales au climat pourtant habituellement plus sec que celui de l'Ariège.
Malgré cela j'avais décidé de m'alléger, en partant avec un petit sac à dos et en n'emportant que le strict nécessaire, à quelques détails "de confort" près. Pour la première fois depuis que je pratique la randonnée itinérante, je ne porterais pas plus de 5 à 6 kg sur le dos, en comptant le ravitaillement pour quelques jours de marche et l'eau pour la journée. Mais c'est une autre histoire, car mes choix de matériel n'ont pas interféré avec le déroulement de la randonnée, si ce n'est par l'absence d'un pantalon imperméable que je n'aurais de toute façon pas pris.

dimanche 21 mai 2017

De Foix à Ax-les-Thermes en cinq jours

Je suis parti de Foix le 15 mai, après un (long) voyage en train depuis Paris la veille. Mon projet était de parcourir le chemin des Bonshommes (GR107) jusqu'à Mérens-les-Vals. Finalement ma randonnée s'est terminée à Ax-les-Thermes, on verra pourquoi...
Les trois premières étapes de cet itinéraire sont communes avec la fin du sentier cathare, dont j'avais découvert la partie centrale fin mars. Puis le GR107 bifurque vers le sud, quittant le piémont pour s'enfoncer dans les Pyrénées par les cols dominant la haute vallée de l'Ariège, sans dépasser les 1800 m d'altitude jusqu'à Mérens, donc sans trop de risque de rencontrer de la neige en cette saison.

15 mai : de Foix à Roquefixade


Après une nuit reposante à l'hôtel Eychenne (je suis arrivé à Foix un dimanche soir, et le gîte d'étape "Le Leo" est fermé le week-end, sauf réservation par des groupes d'au moins 10 personnes), c'est sous un beau ciel bleu que j'entame ma randonnée, par un temps plutôt chaud pour la saison. 
Le chemin part pratiquement du centre-ville (370 m) pour grimper vers le Pech de Foix, 500 m plus haut. Vu d'en bas, la pente paraît raide. Mais heureusement la plus grande partie de cette montée se fait par un bon sentier en versant nord-ouest et en sous-bois, ce qui permet de démarrer tranquillement sans souffrir de la chaleur. Il faut profiter d'un dernier coup d'oeil au château de Foix, car on ne le reverra plus...
Le sentier franchit la crête pour passer en versant sud vers les 700 m d'altitude, et offre ainsi une première vue sur les Pyrénées ariégeoises :

samedi 15 avril 2017

Les prochaines ?

Je mets un point d'interrogation au titre, car ça ne serait pas la première fois que je modifie mes projets...
Pour le mois de mai, j'ai renoncé une nouvelle fois à la GTPA : d'une part je ne dispose pas d'assez de temps (même si j'ai trouvé une solution permettant d'en réduire la durée à 6 ou 7 jours). D'autre part j'ai une autre idée qui me motive plus : d'une certaine manière, elle fera le lien entre la randonnée effectuée fin mars sur une partie du sentier cathare et mon projet pour septembre. Voici de quoi il s'agit.

En mai, cinq jours sur le GR107, de Foix à Mérens-les-Vals

Les trois premières étapes, de Foix à Camurac via Roquefixade et Montségur sont communes avec la fin du sentier cathare, dont j'aurai ainsi parcouru la plus grande partie.
A partir de Camurac, le GR107 (ou chemin des Bonshommes, encore une référence aux Cathares) bifurque vers le sud et s'enfonce dans les Pyrénées pour rejoindre la Catalogne. J'ai prévu d'en faire encore deux étapes, jusqu'à Mérens-les-Vals via Ascou. Ces étapes ne dépassent pas les 1700 ou 1800 m d'altitude, ce qui reste tout à fait raisonnable pour la saison. Elles me donneront un premier aperçu de la haute vallée de l'Ariège. D'autre part, c'est à Mérens que l'itinéraire du GR107 croise celui du GR10, par lequel je poursuivrai mon périple vers les Pyrénées Orientales en septembre.
Foix et Mérens sont facilement accessibles en train via Toulouse.

En septembre, la traversée des Pyrénées-Orientales par le GR10, 

en 12 jours, de Mérens à Banyuls-sur-mer


Ce sont les vues lointaines depuis le sentier cathare vers les hauts sommets de cette région, encore largement enneigés fin mars, qui m'ont donné envie d'aller les voir de plus près : à part le pic du Canigou où j'étais monté un week-end en partant de Montpellier avec un groupe d'amis (mais c'était il y a trente ans...), je ne connais pas du tout cette partie des Pyrénées, depuis la haute Ariège jusqu'à la Méditerranée.

samedi 1 avril 2017

Six jours sur le sentier cathare

Le sentier cathare est une création du comité départemental du tourisme de l'Aude. Il relie les principaux sites historiques du pays cathare, depuis la Méditerranée jusqu'à Foix, à travers les Corbières puis le piémont pyrénéen. Son balisage a été récemment repris en charge par la FFRP, sous le nom GR367.

Le site qui dit tout : http://www.lesentiercathare.com/index.php (mais qui ne parle pas du nouveau balisage)

J'ai prévu de faire une boucle de six jours à partir de Maury (bus depuis Perpignan), d'où on rejoint l'itinéraire balisé du sentier cathare au château de Quéribus. J'emprunterai à l'aller la variante nord du sentier cathare (GR367) jusqu'à Quillan, puis au retour sa variante sud (GR367A) jusqu'à Lapradelle-Puylaurens (bus pour Perpignan).

Les étapes représentent entre 4 heures 30 et 6 heures 30 de marche. Si on souhaite visiter les châteaux de Quéribus, Peyrepertuse, Puylaurens, tous perchés sur des pitons escarpés, il faut ajouter aux étapes concernées 1 heure à 1 heure 30 pour en faire l'aller-retour. Ce n'est pas de la grande montagne, le seul passage (un peu) au-dessus des 1000 m est entre Quillan et Quirbajou. Mais ça monte et ça descend pas mal. Bref ça sera une bonne reprise après un hiver sans randonnée en montagne.

Pas mal de gîtes d'étape n'ouvrent qu'en avril, mais j'ai trouvé des chambres d'hôtes pas trop chères. Et j'ai un coéquipier pour les quatre premières étapes, jusqu'à Quillan.
J'emporte le topo-guide et la carte au 50000e qui couvre tout l'itinéraire ; elle manque de précision, surtout quand on est habitué aux cartes au 25000e de l'IGN, et je la trouve trop surchargée d'indications touristiques et autres, mais pour suivre un parcours balisé, ça suffira bien.

Je ne donnerai pas ici d'indications sur les distances, dénivelés ou temps de marche : tout l'itinéraire (de Port-la-Nouvelle à Foix) est couvert par l'excellent topo-guide.

jeudi 16 mars 2017

De Modane à Bourg d'Oisans

Randonnée de 8,5 jours effectuée en août 2016

J'avais établi l'itinéraire de manière à pouvoir arriver et repartir en transport en commun, et découpé les étapes en fonction de mes capacités de randonneur moyen et des possibilités d'hébergement. Pour l'essentiel, l'itinéraire emprunte des GR : le GR5 (2 jours), le GRP du tour du mont Thabor (1 jour), le GR57 (1 jour), le GR54 (2 jours). Les rares portions hors GR ne présentent aucune difficulté d'orientation.

Je souhaitais depuis longtemps visiter la vallée de Névache (la haute Clarée), que je ne connaissais pas. Elle constituait donc mon premier objectif, et j'y ai passé trois jours, de lac en lac et de gîte en refuge, dont une étape en aller-retour dont pourrait se passer un randonneur souhaitant effectuer le même parcours mais disposant de moins de temps.
Un autre point de départ possible, faisant gagner une journée, aurait été Bardonnecchia en Italie (desservie par le même TGV et pour laquelle la SNCF propose curieusement des billets moins chers que pour Modane), d'où il est possible de rejoindre l'itinéraire aux Granges de la Vallée Etroite.

Au-delà de Névache mon itinéraire se poursuivait vers l'Oisans, à l'ouest, pour se terminer à Mizoën (bus pour Bourg d'Oisans et Grenoble au barrage du Chambon). Mais en faisant étape à Besse plutôt qu'à Mizoën, une (longue) journée de plus par le GR54 m'aurait permis d'arriver à pieds à Bourg d'Oisans.

Je n'avais pas prévu de prendre des photos et n'étais pas équipé pour. Mais à partir du troisième jour et du retour du beau temps, je n'ai pas pu résister à l'envie de garder des souvenirs et ai utilisé mon téléphone, même si la qualité des photos s'en ressent parfois.